Entretien avec Rudy Ricciotti, architecte de la Passerelle de la Paix à Séoul.

L'architecte Rudy Ricciotti a été un des premiers à exploiter le potentiel technique et artistique de Ductal® (ex : la passerelle de la Paix à Séoul). Il envisage de l'utiliser à nouveau pour les résilles des façades du futur Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Marseille.

07.07.2016
 

Quand et comment avez-vous découvert Ductal® ?

J'ai découvert le Ductal® très tôt, il y a quelques années. J'ai tout de suite été frappé par l'intelligence de ce matériau en considérant qu'il avait un vrai destin. Les innovations se sont toujours réalisées dans la transversalité scientifique. Ici, il s'agit de chimie, de physique des solides et de technologie... et l'aventure est passionnante.

 

J'ai tout de suite été frappé par l'intelligence de ce matériau en considérant qu'il avait un vrai destin.

Rudy Ricciotti
 

Sur quels chantiers l'avez-vous utilisé ?

J'ai utilisé ce matériau en Corée sur la passerelle de Séoul, pour l'arc sur le fleuve seulement. Actuellement, nous l'utilisons en phase étude pour le Musée national des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Marseille et pour une maison particulière.

Quelles sont les qualités de Ductal® qui vous paraissent les plus importantes ? Les plus utiles pour un architecte ?

Je pense qu'il y a une vraie invention à faire autour de l'usage de ce matériau. Du point de vue de l'architecte, les fortes valeurs à la compression mettent en crise les certitudes modernistes. L'éloge de la compression reviendra au premier plan dans les signes structurels mais au travers d'une vraie rupture avec le mouvement moderne. Il en sera de même avec les phénomènes de flexion. Le caractère très fermé des pores du matériau réservera par ailleurs des surprises. Je pense à l'étanchéité qui risque de disparaître, ce qui devrait favoriser le désir d'un nouveau retour au structuralisme et à un désir de beauté de béton.

 

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